Historique de Tux Droid

Last update : 29 décembre 2013

Présentation de Tux Droid

Tux Droid est un compagnon intelligent, c.à.d. un objet communiquant programmable sous Linux. Son aspect extérieur représente Tux, la mascotte de Linux. Tux Droid peut se tourner sur lui-même, battre les ailes, bouger le bec, fermer les paupières, clignoter les yeux (LED’s), enregistrer (microphone) et restituer (haut parleur) des sons, recevoir et émettre des commandes IR (infrarouge), capter l’intensité de luminosité et capter la pression de boutons sur la tête et dans les ailes.  Il dispose d’une batterie rechargeable et d’un dongle USB, assurant une liaison sans-fil (non WiFi) avec un ordinateur. Le dongle a la forme d’un poisson et il est appelé Fux. Tux Droid est souvent comparé au Nabaztag. Il a été créé par la société belge Kysoh SA en 2006.

Tux Droid et Fux

Tux Droid et Fux

La version beta de Tux Droid a été présentée la première fois par Kysoh à la conférence OSCON 2006 (Open Source Convention) à Portland, Oregon, en juillet 2006. Le premier guide d’usager est archivé ici. La commercialisation de Tux Droid en Europe a débuté en mars 2007. Les sources de l’architecture, du matériel et du logiciel ont été ouvertes dès le début et mises en ligne sur le site web communautaire www.tuxisalive.com. Des outils de développement ont été fournis pour permettre à des développeurs de créer leurs propres applications.

La société Kysoh (Keep your sense of humor) avait été fondée pendant l’été 2005, en collaboration avec l‘Ecole Polytechnique de Mons, avec pour objectif de développer et de commercialiser des produits électroniques connectés à un PC et dédiés au divertissement. Les fondateurs de Kysoh étaient Thierry Nancy et Sébastien Domingues. L’équipe marketing était constituée de Frank Aernout, Mélanie Chamaah et Awa M’Baye. Les ingénieurs, programmeurs et infographistes étaient, par ordre alphabétique, Jean-Luc Bernard, David Bourgeois, Jérôme Conan, Julien Depasse, Pascal Hanon, Rémi Jocaille, Raphael Lamy, Paul Rathgeb (alias ks156), Olivier Vandorpe et Sebastiaan Vanpoucke.

Tux Droid en magasin

Tux Droid en magasin

Au début, la vente de Tux Droid se faisait exclusivement par Internet via le magasin en ligne de Kysoh. Dans la suite, Tux Droid était également vendus sur d’autres sites de commerce électronique comme Amazon, Thinkgeek etc, dans des magasins électroniques et même dans des grandes surfaces comme la FNAC en France et le Kaufhof en Allemagne.

La société Kysoh était très active au niveau marketing. Le 14 février 2008, Tux Droid était présenté au Brussels Girl Geek Dinner. Le 9 décembre 2008 Tux Droid a rejoint Facebook. L’année suivante et au début 2010, Tux Droid faisait la une de nombreux magazines informatiques et il était présent dans de nombreux salons et émissions TV.

Malgré ces efforts, le 28 juillet 2010,  la société Kysoh SA, située à Mons (Henegouwen), a été déclarée en liquidation judiciaire par le tribunal de Bergen en Belgique et les sites web kysoh.com et tuxisalive.com ont été fermés. Le curateur s’est retrouvé avec un stock de 3.700 Tux Droid’s à écouler.

Matériel de Tux Droid

L’électronique de Tux Droid contient une carte mère en charge des fonctions audio, capteurs, moteur et chargement batterie ainsi qu’une carte secondaire en charge de la communication sans fil avec le dongle USB. Le matériel est construit autour de trois modules : core, audio et radio. Ces modules sont interconnectés par un bus bi-directionnel SPI entre les modules radio et audio et par un bus bi-directionnel I2C entre les modules audio et core.

Modules de Tux Droid

Modules de Tux Droid

Les modules core et audio sur la carte mère sont gérés chacun par un processeur ATmega88 de Atmel. Le module radio contient un microcontrôleur RF ATR2406 de Atmel et un processeur ATmega48 de Atmel. Le dongle USB dispose d’un microcontrôleur RF AT89C5130 de Atmel. Côté radio, les puces RF exploitent la bande de fréquences 2.4Ghz, ce qui dans certains cas peut provoquer des interférences avec le WiFi et perturber la connexion du PC avec un routeur, le cas échéant. La firmware des trois processeurs et des deux microcontrôleurs peut être modifiée.

Une télécommande est jointe au Tux Droid et permet de le commander, respectivement d’agir sur les applications du PC par son intermédiaire.

La version V1 de Tux Droid a été vendue jusqu’en mi 2008, ensuite c’était la version 2 qui avait une meilleure qualité du plastique et un nouveau firmware.

Firmware de Tux Droid

La firmware du Tuxdroid peut être mise à jour pour les deux versions, mais elle n’est pas sans risques. La première étape consiste à mettre à jour le dongle USB (poisson Fux). Ensuite on connecte le câble de programmation blanc entre le dongle et Tux Droid. Le connecteur est situé à l’arrière de Tux Droid, il faut enlever le couvercle de batterie pour y accéder. Pour démarrer Tux Droid en mode bootloader, il faut appuyer le bouton de tête pendant la mise sur “on” de l’interrupteur. Uniquement l’œil gauche sera allumé pour confirmer l’état souhaité. La mise à jour du firmware des cinq processeurs de Tux Droid se fait ensuite avec des outils particuliers (TuxUp). La version la plus récente du firmware est 0.9.4, elle date du 3 décembre 2013.

Logiciels originaux de Tux Droid

L’ensemble des logiciels de Tux Droid a été appelé TDSS (Tux Droid Software Suite); il est considéré aujourd’hui comme une usine à gaz.

En mars 2007, une première version de l’architecture logicielle (V1), dédiée à Linux, a été développée et évaluée par les utilisateurs finaux. Elle a été programmée en python et GTK (api et software) et en C (daemon).

En avril 2008, le développement de la seconde version (V2) de l’ensemble des logiciels a commencé. Il s’agissait d’une réécriture en profondeur se reposant sur l’expérience accumulée par l’équipe des ingénieurs et programmeurs. Cette version était construite autour d’un serveur donnant accès aux fonctionnalités du compagnon par des requêtes HTTP. Cette suite logicielle, bâtie autour d’un Centre de Contrôle, fonctionnait sur Linux et Windows. Elle était programmée essentiellement en Java, avec quelques parties en Python (webradio et serveur HTTP) et C (Tuxdriver).

Au début de l’année 2009, un refactoring complet de la suite logicielle v2 a été entamé. Le 1er septembre 2009, la troisième version (V3) a été mise en ligne, incluant une toute nouvelle interface graphique appelée TuxBox 2.0, ainsi qu’un système de gadgets plus puissant. Cette version était basée sur un serveur web. Les langages utilisés étaient Python, Java, C et C++.

Suite à la liquidation judiciaire de Kysoh fin juillet 2010, les développements des logiciels originaux ont été arrêtés.

Le répertoire Ohloh de la société Black Duck Software révèle qu’entre mars 2006 et juillet 2010, 27 programmeurs ont contribué au développement des suites logiciel pour Tux Droid. Le code total généré dans le dépôt http://svn.tuxisalive.com/ comprend 1.432.377 lignes plus 493.816 lignes de commentaires. 6.107 révisions (commits) ont été enregistrées dans le dépôt. Les langages de programmation utilisés sont le Python (38%), le Java (23%), le C (21%)  et d’autres (18%). Sur base du Constructive Cost Model (COCOMO), l’effort de programmation total du projet est évalué à 404 personnes * années, ce qui équivaut à un coût estimé de 22 millions $.

Communauté Tux Droid

Tux Droid a toujours eu une communauté très active se reposant solidement sur Kysoh. Après la fermeture des sites web kysoh.com et tuxisalive.com, la communauté s’est organisée pour sauver les meubles. Des miroirs ont été créés pour sauvegarder les précieux paquets open source et la documentation y associée de Tux Droid. Avec la complicité d’anciens programmeurs de Kysoh, les sources et paquets des logiciels originaux ont été migrés fin août 2010 vers SourceForge.

Site web tuxdroid-community.org

www.tuxdroid-community.org

Au début c’était Anti-Bug-Computers qui était très engagée dans la récupération des données de Kysoh. Ensuite floOr a créé en octobre 2010 le forum tuxdroid-community.org; shadow89 a lancé le 16 décembre 2010 le site web tuxdroid-community.net. Le 19 mars 2011 les deux sites ont fusionné et un  nouveau projet SVN a été ouvert sur Sourceforge.

Le site web www. tuxdroid-community.org est devenu dans la suite le site unique de la communauté Tux Droid. Le site a été refait sous Drupal en septembre 2011 et comporte aujourd’hui un forum, un wiki en français et anglais avec une partie de l’ancien wiki de Kysoh, une archive avec les sources et sites web récupérés de Kysoh et une rubrique pour présenter le nouveau projet TuxDroidServer. Le site est administré par Edouard Postel (alias floOr); le forum est modéré par Joël Matteotti (alias Joe). En juin 2013 des soirées IRC (chat) ont été organisées pour répondre à des questions sur Tux Droid, mais elles n’ont pas rencontré le succès escompté.

Synthèse vocale (TTS)

L’ensemble TDSS incluait des librairies de Acapela pour la synthèse vocale et Kysoh payait les licences pour la distribution de ces librairies avec Tux Droid. L’utilisation des fichiers sons produits par la synthèse vocale d’Acapela est autorisée à des fins privés, mais la distribution des bibliothèques ou des sons n’est pas libre et réglée par des conditions spécifiques. Ce problème légal n’a pas facilité la reprise des logiciels de Kysoh par la communauté Tux Droid. Comme les clés d’exploitation des bibliothèques Acapela étaient partiellement intégrées au code, la situation était encore plus problématique. Les sources avec les interfaces (libtuxosl) Acapela ont été enlevées.

Une des priorités de la Communauté Tux Droid en 2010 était donc le remplacement de la synthèse vocale Acapela par une autre solution.

TuxBox 2.0

A la fin de l’été 2009, Kysoh avait sorti la nouvelle interface de pilotage plus pratique pour le Tux Droid, la Tuxbox 2.0, basée sur une interface web, qui remplacait l’ancien centre de contrôle. Cette interface fonctionne encore ajourd’hui. Les binaires de la TuxBox 2.0 (version 3.1.4)  pour Linux et Windows, les sources ainsi que le guide d’usager afférent sont disponibles sur le site de la communauté Tux Droid.

L’nstallateur Windows distribué est crédité à Akasanvas95, avec l’aide de Anti-Bug-Computers, Steph138 et Anthrax132.

Sur Windows, TuxBox 2.0 s’installe dans le répertoire C:/Program Files/Kysoh/. Après le démarrage, l’icône d’une patte rouge (pied d’un manchot) est affichée dans la barre des tâches en bas à droite. Cette patte passe en jaune si Fux est connecté et si la communication sans fil avec Tux Droid est établie. Si on clique sur l’icône, la fenêtre de la TuxBox est affichée. L’état de la TuxBox est indiqué avec des petits symboles dans la patte jaune, par exemple son coupé (voir figure suivante à droite) ou Tux Droid actif.

TuxBox 2.0

Icônes d’état de la TuxBox 2.0 dans la barre inférieure du desktop Windows

La fenêtre principale (Vivre avec Tux) de la TuxBox, qui est une page web locale (http://127.0.0.1:270), accédée via le port 270,  présente quatre autres volets :

  • Gadgets : ce sont des mini-applications (plugins comprimés avec extension .scp) hébergées sur l’ordinateur qui fournissent des informations personalisées telles que e-mails, prévisions météorologiques, nouvelles, etc.
  • Attitunes : ce sont des animations robotiques combinant des mouvements, des sons et de la synthèse vocale. Elles apportent une touche sympathique aux fonctions des gadgets.
  • Outils : ce sont des programmes pour configurer Tux Droid (par exemple créer des attitudes)
  • Magasin en ligne : c’est le dépôt de téléchargement central des gadgets
TuxBox 2.0 pour Tux Droid

TuxBox 2.0 pour Tux Droid

La barre des icônes affiche les gadgets installés.Tux Droid prononce le nom de chaque gadget sélectionné. On peut faire défiler les gadgets avec la souris, la télécommande ou en appuyant sur les ailes de Tux Droid. La majorité des gadgets nécessite d’être configuré, ce qui peut se faire dans la rubrique “Gadgets” du menu supérieur. Les attitunes installées sont gérées dans la rubrique “Attitunes”. La rubrique “Outils” donne accès à Attitune Studio pour créer et modifier des attitudes, au Controller pour commander en direct les mouvements de Tux Droid ainsi qu’à des pages de configuration et d’aide.

Tux Droid Attitude Studio and Tux Droid Controller

Tux Droid Attitune Studio and Tux Droid Controller

La rubrique “Magasin en ligne” permettait dans le passé de  télécharger des nouveaux gadgets. Cette fonction n’est plus opérationnelle. Le wiki “How To List” de la communauté Tux Droid contient des informations comment programmer un nouveau gadget (plugin) : Hello World, Python, Java, Google Gadget, … et comment l’installer ensuite dans la TuxBox 2.0. Les anciens gadgets sont encore disponibles dans les archives sur le site de la communauté.

Le fonctionnement et l’affichage de la TuxBox 2.0 sous Linux sont similaires à ceux de Windows. Sur Linux, ce sont les distributions originales de Kysoh qui sont disponibles. Le port 54321 est utilisé par défaut pour l’accès au serveur HTTP.

Un problème de la TuxBox 2.0 est le fait qu’il n’y a plus d’adaptations et on constate de plus en plus souvent des incompatibilités avec les évolutions de Windows et Linux. Sous Windows, on arrive dans certains cas à faire fonctionner TuxBox 2.0 sur une version récente en mode “administrateur” ou en mode “compatibilité XP / Vista”. Sur Linux, il faut être un utilisateur chevronné pour trouver des solutions en cas de problème.

La communauté a donc cherché des solutions pour assurer la pérennité de Tux Droid.

TuxDroidServer et TuxDroidClient

Joël (Joe) Matteotti a démarré en juin 2012 le développement d’un nouveau projet baptisé TuxDroidServer. Il s’agit d’un serveur TCP multiclients/multithreads, programmé en ANSI-C99 et intégrant son ancien projet TuxDroidInterface. Il utilise par défaut le port 9595 pour la communication. Ce projet a été très bien accueillie par la communauté Tux Droid.

Une année plus tard, presque jour sur jour, Joe a créé son propre blog sous le domaine tux-droid.eu pour mieux présenter l’évolution de son projet, tout en continuant à modérer le forum communautaire Tux Droid.

Le grand avantage de TuxDroidServer est sa portabilité, car il se compile aussi bien sous Windows que sous GNU/linux, sans modification du code, et il est aussi portable au sens où il ne nécessite aucune installation. La synthèse vocale est basée sur le projet open source espeak. La version la plus récente (révision 153) du code a été déposée début décembre 201.

Les grandes étapes du développement de TuxDroidServer sont :

  • 7.6.2012 : première version basée sur l’ancien projet TuxDroidInterface rev34
  • 10.6.2012 (rev 9 à 12) : entre autres, ajout des commandes Tux_Micro() pour la gestion du micro et Tux_Audio() pour la lecture de musique
  • 12.6.2012 (rev 17) : ajout de la commande Tux_PlayAtt() permettant la lecture d’attitunes
  • 13.6.2012 (rev 21) : entre autres, ajout d’un fichier de configuration
  • 19.6.2012 (rev 24) : ajout d’un système d’authentification
  • 21.6.2012 (rev34) : ajout d’un petit shell pour démarrer et arrêter le serveur
  • 23.6.2012 (rev 39) : entre autres, ajout des commandes Tux_Sleep() et Tux_Wakeup()
  • 23.7.2012 (rev 49) : ajout d’un logger
  • 28.7.2012 (rev 55) : entre autres, ajout des commandes Tux_Remote() et Tux_User()
  • 28.8.2012 (rev 61) : entre autres, ajout de la commande Tux_Timestamp()
  • 17.9.2012 (rev 67) : ajout des commandes Tux_getMicro() et Tux-getSoundCard()
  • 15.1.2013 (rev 71) : création d’une nouvelle branche du projet qui utilise PortAudio
  • 7.2.2013 (rev 79) : ajout d’un système d’identification et de gestion des priorités
  • 30.5.2013 (rev 96) : ajout du framework unittests
  • 8.8.2013 (rev 122) : entre autres, ajout d’un système de traduction pour rendre TuxDroidServer multilingue
  • 20.9.2013 (rev 141) : entre autres, ajout de la reconnaissance vocale basée sur Google Speech API
  • 27.11.2013 (rev 151) : introduction de l’obligation d’entrer l’identifiant
TuxDroidClient alpha version

TuxDroidClient alpha version

Pour faire fonctionner TuxDroidServer, on a besoin du driver Tux Droid. La version la plus récente est 0.0.6 rev30.

Joe a également réalisé en QT/C++ une application graphique (GUI), nommée TuxDroidClient, permettant de contrôler un Tux Droid géré par TuxDroidServer.

Des binaires pour la version 7 de TuxDroidClient et de la version 150 de TuxDroidServer sont disponibles pour Windows 32bits. Un tarball Linux de la version 150 est également disponible pour processeurs Intel 32 bits.

Applications Android pour Tux Droid

Une première application Android pour commander Tux Droid a été développée en octobre 2009 par r3gis. Joe a également développé une application Android en juin 2012. Il vient de la mettre à jour à la version 1.3.0.

Liens

Quelques liens avec des informations additionnelles au sujet de Tux Droid sont relevés dans la liste qui suit :

Divide the Web Timeline in nine epochs

Last update : February 28, 2018

In many domains like cosmic evolution, big history, art history, timelines are segmented in well defined epochs. As changes happen gradually over time, it’s not absolutely necessary to link the dates where one epoch ends and another begins to a precise event.  A Web Timeline should reflect the main trends and have a sufficient granularity to cope with the main changes in Web technology. A Web Timeline should take into account that the evolution of the Web is not linear, but exponential and comply to Ray Kurzweil‘s Law of Accelerating Returns.

I am keen to propose in this contribution a division of the Web Timeline in nine epochs, from Web 0 to Web 4.0. I am not aware that a global and comprehensive timeline division exist already for the Internet or the World Wide Web. If anyone else has already proposed this somewhere, I would be happy to give him credit.

Web 1.0

There is a common agreement that the Web (Web 1.0) started on December 25, 1990, when Tim Berners-Lee implemented the first successful communication between a Hypertext Transfer Protocol (HTTP) client and a server via the Internet. This was the start of the World Wide Web (www). I like the term read-only web for this early Web, starting in 1990.

Web 2.0

The term Web 2.0 was popularized by Tim O’Reilly in late 2004. Web 2.0 describes web sites that use technology beyond the static pages with minimal linking and search capabilities of earlier web sites. Wikipedia defines the Web 2.0 as web sites that allow users to interact and collaborate with each other in a social media dialogue as creators of user-generated content in a virtual community. Other names for the Web 2.0 are social web, participative web, personalized web. I prefer the term collaborative web for the epoch starting early 2005 until end 2009 (5 years), even if Tim Berners-Lee argues that the Web was supposed to be all along a collaborative medium and that the Web 2.0 is nothing else as jargon.

Web 1.5

In my opinion something is missing between Web 1.0 and Web 2.0. The evolution from the read-only web to the collaborative web was smooth, gradually and rich in events. I suggest to introduce an intermediate epoch, the read-write web or interactive web, for the period 2000 to 2004 (5 years). Let’s call it Web 1.5 as it was coined by Ardell DellaLoggia in her post WEB 2.0 vs. WEB 1.5 and Blogwars, published in February 2008.

Web 3.0

John Markoff, senior writer for The New York Times, popularized the term Web 3.0 in late 2006. Web 3.0 is where we found ourselves in 2013. Definitions of Web 3.0 vary greatly. I join the numerous authors considering that semantic standards are the outstanding features of the current Web 3.0. Nova Spivack is a renowned expert of the semantic web and the founder or investor of several ventures related to semantic web applications. He promotes the concept of the stream – the next phase of the Web. He compares streams as something new emerging on top of the Web, just as the Web once emerged on top of the Internet. Nova Spivack claims that influence becomes more important than relevance in the future. Daniel Burrus thinks that Web 3.0 is the 3D Web. I am a great fan of 3D Web and virtual worlds, but I don’t agree with this view.

Web 2.5

As for Web 1.5, I think we need an intermediate epoch between the milestones 2.0 and 3.0. Jeff Sayre came up with Web 2.5 in his post What is Web 2.5?. He said it is somewhere between the pathetically overused Web 2.0 and the mystical, yet-to-be-realized Web 3.0 realm. In my opinion Web 2.5 should refer to the emergence of tablets and mobile devices. It’s the beginning of the ubiquitous web with responsive design. My proposal is to call it the mobile web and to cover the period from early 2010 to mid 2012.

Web 0.5

Internet began evolving a few decades before the Web emerged. The Web lives on top of the Internet’s infrastructure. To include the Internet network history in the Web timeline, I suggest to use the term of Web 0.5 to designate this epoch. A few people have already used Web 0.5 by back-construction from Web 2.0. As in software versioning, the number 0.5 indicates that the product has not yet the full features. It’s a sort of precursor of the Web. There is no doubt that the start of the Internet (network) epoch was on October 29, 1969. At this date, Leonard Kleinrock supervised graduate students, among them Vint Cerf, who transferred the first message on ARPANET from the University of California, Los Angeles (UCLA) to the Stanford Research Institute.

Web 0

Internet has a pre-history before the first message was transmitted on the Arpanet. I call it the Web 0. The network epoch took 20 years (1970 – 1989), the Web 1.0 has a duration of 10 years (1990 – 1999). The Web 1.5 and Web 2.0 both lasted 5 years (2000 – 2004, 2005 – 2009). Taking into account that the web is changing faster and faster and that it’s evolution is exponential, the time period of the Internet pre-history can be set equal to 40 years (1930 -1969). This way the Big Bang of the Internet is  back-dated to 1930. At this time, Vannevar Bush developed the differential analyzer at MIT. It was the most powerful computing machine prior to the electronic digital computer. Later, Vannevar Bush became one of the pioneers of the Internet.

Beyond Web 3.0

The Web is moving towards voice driven applications, natural language search, location awareness and help engines. Virtual assistants and Global Brain are key concepts for the upcoming epochs of the Web. I know that forecasting the future of the Web is very speculative. Internet evolution is a topic at various panels organized by the Internet Society and other institutions.

I would like to share my own views about the evolution of the Web by extending the Web Timeline with the two additional epochs Web 3.5 (early 2015 – mid 2017) and Web 4.0 (mid 2017 – end 2019).

Web 3.5

In my opinion the term intelligent web is the best common denominator to group the features of the next epoch of the web, following the semantic web. Servers with weak Artifical Intelligence (AI) will be able to think and make decisions with regard to user searches and content. They will be able to give suggestions based on educated studies of how we live and what we want or need.

Web 4.0

According to Daniel Burrus, Web 4.0 is about the ultra-intelligent electronic agent. I go a step further. The next level of intelligence is awareness. Nova Spivack argues that machines will never be conscious and he set a long bet on the arena for accountable predictions : By 2050 no synthetic computer nor machine intelligence will have become truly self-aware (ie. will become conscious). I think awareness is an information process and I predict that Web 4.0 will be the conscious web.

Resulting web timeline with nine epochs

It’s now time to put the different epochs together in a chronological order. The following table shows the result :

No Version Time period Duration Epoch
1 Web 0 1930 – 1969 40 years Internet pre-history
2 Web 0.5 1970 – 1989 20 years Internet (network) history
3 Web 1.0 1990 – 1999 10 years read-only web
4 Web 1.5 2000 – 2004 5 years interactive web
5 Web 2.0 2005 – 2009 5 years collaborative web
6 Web 2.5 2010 – mid 2012 2.5 years mobile web
7 Web 3.0 mid 2012 – 2014 2.5 years semantic web
8 Web 3.5 2015 – mid 2017 2.5 years intelligent web
9 Web 4.0 mid 2017 – 2019 2.5 years conscious web

You may ask what happens in 2020? Are we close to the singularity at that date? I think it’s too speculative today to give an answer!

Conclusions

The analyser of my WordPress SEO plugin by Yoast tells me that my contribution scores 67.9 in the Flesch Reading Ease test, which is considered OK to read. Thats fine! Another advise of the plugin is to add an appropriate image. Well, here it is.

Divide the Web Timeline in nine epochs

Web Timeline segmented in nine epochs

The next proposal of the plugin is to specify the meta description and to increase the keyword density. Done! The plugin seems struggling to become my personal assistent!

I will continue to work on this Web Timeline Project which is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Luxembourg License. In a next post I would like to propose one innovator which I consider the most influential for each epoch. In the meantime, your comments are welcome.

Culturomics

Cover of the Science Magazine January 14, 2011

Cover of the Science Magazine January 14, 2011

Culturomics is a form of computational lexicology that studies human behavior and cultural trends through the quantitative analysis of digitized texts. The term was coined in December 2010 in a Science article called Quantitative Analysis of Culture Using Millions of Digitized Books. The paper was published by a team spanning the Cultural Observatory at Harvard, Encyclopaedia Britannica, the American Heritage Dictionary and Google. At the same time was launched the world’s first real-time culturomic browser on Google Labs.

The Cultural Observatory at Harvard is working to enable the quantitative study of human culture across societies and across centuries. This is done in three ways:

  • Creation of massive datasets relevant to human culture
  • Use of these datasets to power new types of analysis
  • Development of tools that enable researchers and the general public to query the data

The Cultural Observatory is directed by Erez Lieberman Aiden and Jean-Baptiste Michel who helped create the Google Labs project Google N-gram Viewer. The Observatory is hosted at Harvard’s Laboratory-at-Large.

Logo of the Science Hall of Fame

Logo of the Science Hall of Fame

Links to additional informations about Culturomics and related topics are provided in the following list :

The Telecoms’ Future presented by Ernst & Young

Ernst & Young developed in the past six months a scenario study entitled How will consumers communicate in 2020? The results have been presented today by the Telecommunications, Media& Entertainment and Technology (TMT) experts of Ernst & Young at its premises in Luxembourg.

Their thorough analysis resulted in two core uncertainties :

  • security and privacy (two extremes : in control or full chaos)
  • degree of Internet integration into our daily lives (two extremes : fragmeneted or fully integrated)

Placing these two core uncertainties on the axes of a coordinate system results in the following four divergent and challenging scenarios :

  • Full Speed Ahead scenario (self-regulation and uniform standards)
  • Roller Coaster scenario (high speed innovation, no rules)
  • Speed Limit Control scenario (stringent rules and regulations, more expensive, less user-friendly)
  • Gear Down scenario (lost of trust in the Internet)

Ernst & Young has sketched these four illustrative scenarios in an interactive video.

The Internet Society engaged in a similar scenario study about the future of the Internet a few years ago.

Big History and ChronoZoom

Last update : July 17, 2013
Big History is a field of historical study that examines history on large scales across long time frames through a multidisciplinary approach, to understand the integrated history of the cosmos, earth, life, and humanity, using the best available empirical evidence and scholarly methods. Big History evolved from interdisciplinary studies in the mid-20th century, some of the first efforts were Cosmic Evolution at the Center for Astrophysics, Harvard University and Universal History in the Soviet Union.

An International Big History Association (IBHA) was founded in 2010. The same year, Walter Alvarez and Roland Saekow from the department of Earth and Planetary Science at the University of California, Berkeley, developed ChronoZoom, an online program that visualizes time on the broadest possible scale from the Big Bang to the present day. A beta version of ChromoZoom 2 in HTML5 was released in March 2012 by Outercurve Foundation, a non-profit organization that supports open-source software.

In 2011, Bill Gates and David Christian started The Big History Project to enable the global teaching of big history. Seven schools have been selected for the initial classroom pilot phase of the project. IBHA is one of the partners of the project. Educators can register to participate in the beta program of the Big History Project. At the TED talks in March 2011, David Christian narrated a complete history of the universe, from the Big Bang to the Internet, in a riveting 18 minutes.

Macquaire University has launched a Big History Institute as part of the Big History Project. Big History is teached since 1994 at the University of Amsterdam by Fred Spier.

A list of links to great websites illustrating different epochs (particulate, galactic, stellar, planetary, chemical, biological, culturel) of the Big History is shown hereafter :

Moore’s Law and other eponymous laws

Moore’s law is the observation that over the history of computing hardware, the number of transistors on integrated circuits doubles approximately every two years. The law is named after Intel co-founder Gordon E. Moore, who described the trend in his paper Cramming more components onto integrated circuits,  published in the Electronics Magazine, Volume 38, Number 8, April 19, 1965. His prediction has proven to be very accurate, in part because the law is now used in the semiconductor industry to guide long-term planning and to set targets for research and development.

In 2005, Gordon Moore stated in an interview that the law cannot be sustained indefinitely, because transistors will reach the limits of miniaturization at atomic levels.

A list of more eponymous laws (named after a person) is provided at Wikipedia.

Internet archive, WayBackMachine, Alexa Internet and HTTP archive

Last update : October 11, 2014

The Internet Archive (archive.org) is a non-profit digital library with the stated mission of universal access to all knowledge. The Internet Archive is a member of the International Internet Preservation Consortium (IIPC) and the American Library Association (ALA).

The most known service of the Internet Archive is the WayBackMachine that allows archives of the World Wide Web to be searched and accessed. You can browse through over 150 billion web pages archived from 1996 to a few months ago.

Brewster Kahle founded the Archive in 1996 at the same time that he began the for-profit web crawling company Alexa Internet. The company’s name was chosen in homage to the Library of Alexandria, the largest and most significant library of the ancient world. In 1999, Alexa was acquired by Amazon.com. Alexa ranks sites based on tracking information of users, the database served as the basis for the creation of the WayBackMachine and Alexa continues to supply the Internet Archive with Web crawls.

Alexa provides also the data for the HTTP archive created in 2010 by Steve Souders. The HTTP archive provides records how the digitized content of webpages is constructed and served. It is a permanent repository of web performance information such as size of pages, failed requests, and technologies utilized.

Other projects of the Internet Archive are listed below :

  • Open-Library : catalog of 23 million books, text of about 1,6 million public domain books
  • Education Resources Library : hundreds of free courses, video lectures, and supplemental materials from universities
  • Archive-it : web archiving service that allows institutions and individuals to build and preserve collections of digital content
  • NASA images : more than 100.000 items of NASA’s image, video, and audio collections
  • Audio Collection : over 100,000 concert recordings from independent artists and other selcetd audio files
  • Text Collection : digitized books from various libraries around the world as well as many special collections
  • Software Archive : access to all kinds of rare or difficult to find, legally downloadable software
  • Moving Image Collection : thousands of free movies, films, and videos
  • TV News : more than 366,000 broadcasts

Internet Hall of Fame

The Internet Hall of Fame is an annual awards program that has been established by the Internet Society in 2012 to celebrate it’s 20-year anniversary. The Internet Hall of Fame publicly recognize a distinguished and select group of visionaries, leaders and luminaries who have made significant contributions to the development and advancement of the global Internet.

The inductees are segmented in three groups : pioneers, global connectors and innovators. The Internet history revolves around four distinct aspects :

  • technological evolution (ARPANET and related technologies, current research about scaling, performance and higher-level functionalty)
  • operational aspects of a global and complex operational infrastructure
  • social aspects with a broad community of internauts working together to create and evolve the technology
  • commerzialisation aspects resulting in an extremely effective transition of reasearch results into a broadly deployed and available information infratsructure

The Internet Society convenes an Internet Hall of Fame Advisory Board of esteemed Internet industry professionals to vote on the annual inductees. Inaugural inductees were announced on April 23, 2012 at the Internet Society’s Global INET conference in Geneva, Switzerland.

The Internet Society is the trusted independent source for Internet information and thought leadership from around the world. With its principled vision and substantial technological foundation, the Internet Society promotes open dialogue on Internet policy, technology, and future development among users, companies, governments, and foundations. Working with its members and Chapters around the world, the Internet Society enables the continued evolution and growth of the Internet for everyone.

Internet Evolution

Last update : October 8, 2012
Where is there and how do we get there from here ? was the topic of a panel on Internet Evolution, organized by the Internet Society at IETF 81 in Quebec, Canada.

Evolution occurs as a response to a stimulus. The panel explored different paths that Internet evolution could follow:

  • Natural evolution – letting market forces prevail
  • Top-down regulatory – return to the telco regime
  • Clean slate – repealing the laws of Internet physics
  • Or ?

The following five questions have been answered by seven contributors : Kenjiro Cho, Alissa Cooper, Jon Crowcroft, Geoff Huston, Bill St. Arnaud, Joe Touch and Jonathan Zittrain.

  1. Internet and Innovation : The Internet itself was an innovation and it has served as an open platform for unprecedented innovations in networking, applications and services for years. The data provides evidence that the Internet is becoming ‘flatter’ (increasingly direct interconnection of content and consumer). Is this necessarily part of a trend towards a less-innovative platform ?
  2. P2P Traffic : Is the relative decline in P2P traffic volume indicative of the triumph of business models over technology ?
  3. Dominance of Application Protocols : What is your perception of the import of the increasing dominance of a handful of application protocols—simplification ? ossification ? something else ?
  4. Internet Evolution Trends : What do these observable trends in Internet evolution mean for the future of the Internet ?
  5. Impact on The Future of the Internet : Any other observations or interpretations of these reports in terms of impact and import for the future of the Internet that you would like to share ?

The following links provide further informations about the Internet evolution :

What will the Internet look like In 10 years ?

The Internet Society engaged in a scenario planning exercise to reveal plausible evolutions of the Internet in the future. Based upon the two questions :

  • Will the world embrace or resist the open Internet model ?
  • Will the Command and Control or the Distributed and Decentralized model be more succesful ?

These two questions defined four quadrants, which led to four very different stories about how the world might develop over the next eight to ten years :

Internet evolution scenarios

All of these stories contain some elements of the Internet of today. The challenge for everyone is to contribute to help the Internet to evolve in a direction like the scenario called The Common Pool.