Web for Schools

La Commission Européenne avait lancé en 1996, dans le cadre du quatrième programme ESPRIT, le projet Web for Schools (WfS), comme mesure accompagnatrice dans le domaine des technologies de développement de logiciels. Le projet visait, au niveau de l’enseignement secondaire, à établir une communauté autonome d’enseignants et d’élèves, capables de développer des ressources didactiques sur Internet. A ces fins une collaboration étroite, à travers tout l’Europe, a été mise en place entre les communautés nationales qui disposaient d’une infrastructure adéquate. Le but du projet Web for Schools consistait à la contribution de création de la société d’information de demain. A cet effet, les nouvelles technologies de l’information et de communication (TIC) devaient faire leur entrée dans les salles de classe et être intégrées dans la plus grande partie des branches d’enseignement, telles que les sciences naturelles, les sciences humaines, les langues et l’éducation artistique.

Le projet Web for Schools a démarré officiellement au mois de mars 1996. Plus de 150 écoles ont été représentées par environ 750 enseignants lors d’une première prise de contact. Le Luxembourg participait avec trois lycées : l’Athénée de Luxembourg, le Lycée Hubert Clement d’Esch-sur-Alzette et le Lycée technique Nic Biever de Dudelange. Une deuxième réunion a eu lieu en juillet 1996 à Bruxelles.

Après avoir reçu une formation initiale dans les techniques de publication électronique, les enseignants ont commencé à développer leurs propres ressources didactiques sur Internet. Un serveur web a été mis à disposition de la communauté par l’Université libre de Bruxelles (ULB) pour héberger les sites réalisés. On a qualifié de projets timeline les contenus créés.

L’Athénée avait développé un projet «timeline» intitulé «European Schools Bulletin Board». Le projet avait comme objectif la création d’un point de communication interactif ainsi que l’implémentation d’une borne d’informations virtuelle à l’intention à la fois des élèves et des enseignants de la communauté européenne. Après évaluation de tous les projets par un consortium WfS, l’Athénée de Luxembourg a été proclamé « lycée pilote » en matière de l’utilisation des TIC’s sur le plan pédagogique parmi les 150 lycées. Lors de la réunion de clôture qui a eu lieu du 26 au 29 octobre 1996 à Dublin en Irlande, l’Athénée de Luxembourg était représentée par les professeurs Daniel Weiler (coordinateur WfS luxembourgeois) et Charles Meder et par les élèves Christophe Leesch et Max Mailliet qui étaient les co-auteurs du site web.

En tant qu’école pilote, l’Athénée de Luxembourg  a adopté dans la suite un nouveau projet d’établissement s’étendant sur une période de cinq ans, nommé L’Action pédagogique par les moyens de communication d’aujourd’hui.

Bibliographie

 

Centre Multimédia Mariendall

Dans le plan Marketing 96 basé sur la formule C4P (Céquatrepé), le service commercial de la Division des Télécommunications de l’Entreprise des P&T proposait une segmentation plus poussée des clients professionnels et résidentiels. Pour les clients résidentiels, on avait effectué une analyse qui montrait que les familles, la population immigrante et la jeune génération avaient des spécifités et des besoins différents en matière de services de télécommunications. Une priorité à la sensibilisation des jeunes et un plan d’action avec des mesures concrètes furent retenus.

En étroite collaboration avec le Ministère de la Jeunesse et le Service National de la Jeunesse (SNJ), les actions suivantes ont été planifiées pour initier les jeunes aux technologies modernes de télécommunications :

  • aménagement au centre Mariendall du SNJ d’une salle « Telecom High-Tech »
  • aménagement d’une borne avec accès Internet au centre d’information Jeunes (CIJ) au Boulevard de la Pétrusse
  • collaboration au projet « Bus Mobile Info Jeunes du SNJ »
  • combinaison de la carte jeune avec une télécarte

Dans le contexte de la sensibilisation des jeunes pour les services de télécommunications, une coopération avait été engagée en outre avec le Ministère de l’Education Nationale et avec l’équipe projet RESTENA. L’organisation de journées P&T dans les écoles a été convenue, ainsi que la collaboration à l’exécution de projets-pilotes dans le domaine du télé-enseignement et du e-learning. Un projet concret était CYBERFOX, réalisé conjointement avec le Lycée Michel Rodange.

Projet Communication 3000  au centre Mariendall

Inaugurée en juin 1997 grâce à une collaboration avec l’Entreprise des P&T, le projet Communication 3000  au centre Mariendall avait comme objectif l’initiation et la promotion des nouvelles technologies de l’information. Il s’adressait en priorité aux groupes de jeunes, à la formation continue des éducateurs, des animateurs, des responsables de groupes (sapeurs-pompiers, …) et des parents aux classes scolaires (primaire,secondaire ). La salle “Communication 3000”, conçue comme salle de formation, comprenait 12 ordinateurs et 2 systémes de visioconférence. Deux ans après l’inauguration, 2300 visiteurs avaient été accueillis au centre. Les jeunes avaient la possibilité de s’initier d’une manière active et pratique dans les diverses possibilités de la communication électronique. Les adultes pouvaient d’une part s’initier à ces techniques et d’autre part examiner les possibilités pédagogiques et discuter sur les limites et abus de ces médias.

Bibliographie

  • Marketing 96 – Service Commercial de la Division des Télécommunications, P&T Luxembourg, 12.2.1996
  • Communication avec les Jeunes, SNJ -plan d’action No 2, 1997
  • Lettre P&T du 20 mai 1997 concernant l’inauguration du centre High-Tech Mariendall et de la borne Internet du CIJ
  • Rapport d’activité 2000, Département de la Jeunesse du Ministère de la Famille, de la Solidarité sociale et de la Jeunesse
  • Datenbank für graue Literatur ( Themenbereich Jugendforschung, Jugendpolitik und Jugendarbeit in Luxemburg), uni.lu

Journées Videotex

Dans le cadre de la promotion du service videotex de l’Administration des P&T, inauguré le 25 septembre 1986, des séances de démonstration de ce media ont été organisées dans différents lycées tout au long de l’année 1990.  Ces présentations s’adressaient d’une part aux élèves et ont eu lieu dans leurs salles de classes en journée pendant les cours. D’autre part elles étaient destinées aux parents et autres intéressés qui ont été invités par les Directions des lycées et par l’Administration des P&T à des séances organisées pendant les soirées dans  les salles de conférence.

Par exemple au Lycée Michel Rodange (LMR) les journées videotex ont eu lieu du 25 mai au 1er juin 1990.  A l’occasion de la clôture de ces journées, la Directrice du Lycée Michel Rodange, Monique Klopp, avait invité à une conférence de presse, combinée avec l’inauguration du Centre de Documentation et d’Information (CDI) de l’établissement. Lors de cette cérémonie le groupe Education et Télématique du Lycée et les organisateurs des journées videotex ont présentés plusieurs activités :

  • la gestion informatique de la bibliothèque des élèves
  • l’utilisation du videotex au CDI pour accéder à des informations, notamment au fichier de la Bibliothèque Nationale
  • l’utilisation de la messagerie électronique au services des élèves

L’association des Parents d’Elèves du Lycée ont remis lors de la réception un ordinateur à l’établissement permettant d’exécuter toutes ces activités.

Luxemburger Wort, 2.6.1990

Bibliothèque

  • Invitation du LMR à la conférence de presse, 17 mai 1990
  • Description du Centre de Documentation et d’Information du LMR

SCRIPT et CTE

Le Service de Coordination de la Recherche et de l’Innovation pédagogiques et technologiques (SCRIPT) et le Centre de Technologie de l’Education (CTE)  ont été créés par la loi du 7 octobre 1993. Le Script a été dirigé par Dominique Portante qui était depuis 1986 chargé de mission au MENFP et coordinateur de l’implémentation du programme TIC dans l’enseignement scolaire. Il fut succédé en 2000 par Michel Lanners, qui lui fut succédé en 2010 par Jos Bertemes. Depuis décembre 2015 c’est Luc Weis qui dirige le SCRIPT.

Luc Weis, Directeur du SCRIPT ; photo : Tania Feller

Le CTE est un service intégré au Ministère de l’Education nationale dont les activités s’étendent à l’ensemble des technologies de l’information et de la communication de l’enseignement public, ceci dans le but d’optimiser la qualité et la créativité de l’enseignement.

En 2013 le CTE a été intégré dans une nouvelle structure nommée Centre de gestion informatique de l’éducation (CGIE).

RESTENA

En septembre 1987, la Commission Technologies Nouvelles et Informatique du MEN, dont la composition avait entretemps changé, chargeait un groupe de travail de réfléchir sur les options d’interconnexion des équipements informatiques installés dans les lycées, afin de permettre l’échange d’informations entre établissements et l’accès à des bases de données centralisées. Le parc des micro-ordinateurs s’était agrandi et des ordinateurs personnels compatibles IBM s’ajoutaient aux BBC’s. Luxembourg était à l’époque le pays avec la plus grande densité d’ordinateurs dans les écoles secondaires en Europe.

Le groupe de travail, composé de Jean-Claude Asselborn, Marco Barnig (rapporteur), Tun Barthel, Claude Conzemius, Théo Duhautpas, Joseph Lauter et Francis Massen, présentaient le 3 février 1988 un rapport avec les propositions, en grandes lignes, suivantes :

  • création d’une messagerie électronique centralisée
  • utilisation du logiciel All-in-One de DEC sur mini-ordinateur VAX
  • mise en place d’une équipe projet pour gérer le système
  • connexion des établissements scolaires par phases, via LUXPAC

J’avais rédigé le rapport sur un micro-ordinateur Atari Mega ST et le nom du fichier était RESTENA.DOC. Suite à la remise d’avis favorables par le NTI du MEN, le CIE et l’Inspection Générale des Finances, le feu vert a été donné pour mettre en place RESTENA. Une étape importante venait d’être achevée, mais l’aventure ne faisait que commencer.

Si la vocation initiale du projet RESTENA était l’éducation, le volet recherche devenait rapidement prépondérant. Comme le nom de fichier a été retenu comme nom de projet et n’a jamais été changé, le sigle RESTENA ne faisait pas référence à la recherche, mais le projet a été renommé « Réseau Téléinformatique de l’Education Nationale et de la Recherche ».

Initialement l’équipe et les équipements RESTENA étaient hébergés dans les locaux du Centre de Recherche Henri Tudor (CRPHT) au Kirchberg. Les premiers gestionnaires étaient Antoine Barthel, Théo Duhautpas et Alain Frieden. RESTENA jouait au début des années 1990 un rôle important dans la connexion du Luxembourg au réseau Internet.

En 2000, RESTENA est devenu une fondation qui a repris les activités du projet pour répondre aux besoins de communication des établissements d’enseignement et de recherche scientifique du Luxembourg. En 2015 la fondation RESTENA a déménagé au cœur de la Cité des Sciences dans le quartier de Belval à Esch-sur-Alzette.

Après le départ en retraite des anciens directeurs Théo Duhautpas et Antoine Barthel, Gilles Massen, le fils de Francis Massen, un des pionniers de l’informatique à l’école, a été nommé directeur de la fondation RESTENA à partir d’avril 2017.

Un résumé de l’histoire de RESTENA est disponible sur son site web.

EduRoam et EduWifi

EduRoam est un service de réseau sans fil (WiFi) qui vise à donner accès à Internet aux membres des communautés de l’Éducation et de la Recherche depuis les établissements scientifiques tout autour du monde entier, sans avoir besoin de se soucier de leur localisation, et sans tracas administratif. Eduroam a été lancé au Luxembourg en 2008 par RESTENA dans le cadre du projet européen Géant et continue d’en assurer l’opération.

Stefan Winter, ingénieur R&D à la Fondation RESTENA, a présenté le nouveau service EduRoam Managed IdP – EduRoam users in the cloud lors de la conférence TNC 2019 «Forging Digital Societies», tenue à Tallin en Estonie. En 2014, le Community Award a été décerné à Stefan Winter pour son action dans le développement du service et de la technologie eduroam.

Dans le contexte Eduroam, le centre de gestion informatique de l’éducation (CGIE) a lancé en 2014 le programme d’action EduWifi  qui met à disposition des lycées un kit de démarrage WiFi leur facilitant ainsi la connexion sécurisée sans-fil à Internet.

Bibliographie

 

Les pionniers de l’informatique à l’école

Francis Massen a publié en 1989 dans le journal ReCréation No 5 de l’APESS une contribution sur les pionniers de l’informatique à l’école. Je me suis basé sur son article pour rédiger le présent récit.

Au Luxembourg, l’introduction de l’informatique dans l’éducation a démarré au début des années 1970. A l’Ecole Technique au Limpertsberg, Jos Lahr fut le premier à introduire un cours de programmation. Le seul équipement informatique disponible à l’école était une perforatrice sur laquelle les élèves rédigeaient des lignes de code FORTRAN sur des cartes perforées. Grâce à de bons contacts personnels, Jos Lahr avait l’autorisation d’utiliser l’ordinateur Siemens des CFL pendant les matinées du samedi. Il faisait la navette chaque semaine, emportant des bacs de cartes perforées et retournant avec des liasses de listings sur lesquels figuraient les résultats, respectivement les échecs en cas d’erreur de programmation. Cette situation perdurait jusqu’en juillet 1973, date d’acquisition du premier ordinateur scolaire luxembourgeois. Il s’agissait d’un mini-ordinateur HP 2100A, obtenu moyennant une opération complexe de leasing en raison des contraintes budgétaires.

Hilda Rau-Scholtus et Fred Tonhofer, les concepteurs de l’Ecole de Commerce et de Gestion (ECG), introduisirent des cours de COBOL en 1972 à l’ECG. Comme dans le cas de l’Ecole Technique, les programmes étaient encodés sur des cartes perforées et traités sur un ordinateur IBM à Luxembourg, soit sur un ordinateur en remote job à Bruxelles. Après la création du Centre Informatique de l’Etat (CIE) en 1974, l’ECG reçut une tranche horaire sur les machines du CIE pour traiter les programmes des élèves.

Au printemps 1973, Jos Lahr, Fred Tonhofer et Jean-Claude Asselborn donnaient un cours d’initiation informatique pour les enseignants luxembourgeois. Jean-Claude Asselborn était à l’époque responsable pour l’informatisation de la Sécurité Sociale. En 1975, il retourna à l’enseignement et devint responsable à l’ECG des cours spéciaux d’initiation à l’informatique pour économistes, en utilisant l’ordinateur de l’École Technique.

Un des participants aux cours d’initiation informatique pour les enseignants était Francis Massen du Lycée Classique de Diekirch (LCD). Il organisait lui même un cours informatique, basé sur le langage BASIC, pour ses élèves à partir de l’automne 1973. Comme le LCD ne disposait d’aucun équipement informatique, même pas d’une perforatrice, les élèves cochaient des cartes au crayon que le mini-ordinateur HP 2100A de l’Ecole Technique savait lire, grâce à un lecteur optique. Et c’était au tour de Francis Massen de faire la navette entre Diekirch et Luxembourg tous les samedi après-midis, avec un bac de cartes marquées au crayon, et de retourner tard le soir avec plusieurs mètres de papier-listing.

Au courant de 1975, le Lycée Classique d’Echternach se joignit aux clients de l’Ecole Technique. Aly Casel suivait l’exemple du LCD et organisait également un cours facultatif de BASIC. Les cours se multipliaient grâce à d’autres enseignants enthousiastes à Echternach comme Fernand Schmit, Lex Hastert, Guy Greisen et John Breden. Ces initiatives dans les lycées étaient bien vues par le Ministère de l’Education Nationale, notamment par le biais de l’attaché Ernest Weis qui était lui même un utilisateur autodidacte assidu du mini-ordinateur HP-2100A.

La deuxième moitié des années 1970 était caractérisée par l’apparition des premiers équipements informatiques dans les lycées. Suite à la commercialisation du premier microprocesseur 4004 par Intel en 1971 et de ses nombreux successeurs, développés par différentes firmes dans les années consécutives, les premiers micro-ordinateurs, bâties autour de ces puces, arrivèrent bientôt sur le marché, à des prix abordables. Au LCD, après l’acquisition d’une téléimprimante d’occasion Olivetti en 1975, Francis Massen et Jean Mootz firent l’acquisition, à titre privé, de deux microordinateurs personnels SWTPC6800 en kit, qui devenaient opérationnels en 1976. L’interpréteur BASIC qui tournait sur ces machines était plus puissant que celui du mini-ordinateur HP-2100A.

En 1977, le LCD obtint l’autorisation d’acquérir le même kit pour l’utilisation dans son cours informatique. Après l’assemblage du microordinateur par Francis Massen et Jean Mootz, le LCD fut le premier lycée du pays à posséder son propre ordinateur. Une année plus tard, l’ECG acquit un mini-ordinateur DEC PDP-11, muni de quatre terminaux, permettant un travail multi-user. L’exploitation en était assurée par Jean-Claude Asselborn, assistée de Lucien Berscheid. Au Lycée Technique des Arts et Métiers (LTAM), Nicolas Feiereisen équipa une salle de microordinateurs Commodore PET, avant d’introduire des kits Motorola 6800 pour ses techniciens en électronique. A Echternach, l’acharnement de Aly Casel aboutit à une soumission publique pour un équipement micro-informatique scolaire. Le résultat en fut un système de six machines Apple II, reliés par un réseau local Corvus, qui a été installé au printemps 1981. Peu de temps après, Nic Alff obtint une installation presque identique à l’Ecole Professionnelle d’Esch-sur-Alzette.

Par la loi du 21 mai 1979, l’Ecole Technique devenait l’Institut Supérieur de Technologie (IST). Sa mission était de dispenser un enseignement technique supérieur destiné à préparer aux fonctions d’encadrement technique dans la production, la recherche appliquée et les services. En automne 1979, l’IST organisa un cours du soir d’introduction à la technique des micro-processeurs qui s’adressait à des ingénieurs actifs dans l’industrie (notamment pour l’ARBED et les P&T) et dans l’enseignement. Le cours était dispensé par Marco Barnig qui avait rejoint l’Administration des P&T une année plus tôt.

En 1980, l’IST reçut un deuxième mini-ordinateur HP-1000, beaucoup plus performant et rapide que son prédécesseur, qui restait toutefois opérationnel.

Face à ces expériences variées, les responsables du Ministère de l’Education Nationale prirent conscience de l’importance d’élaborer une politique informatique scolaire cohérente.  A ces fins, une commission consultative, nommée Commission Technologies Nouvelles et Informatique, a été instituée.

Microordinateurs BBC mod. B

La Commission Nouvelles Technologies et Informatique élabora un cahier des charges pour la fourniture d’équipements microinformatiques dans les lycées. Une soumission publique fut publiée en avril 1983. Les offres ont été évaluées par la Commission qui retenait les microordinateurs BBC modèle B comme la solution techniquement et économiquement la plus avantageuse. Ce système a été construit par l’entreprise britannique Acorn Computers Ltd pour une utilisation pédagogique dans le cadre du projet Computer Literacy, initié par John Radcliffe et Roberts Salkeld de la British Broadcasting Corporation (BBC).

L’installation du matériel dans tous les lycées a été achevée en 1984. A l’époque le Luxembourg était un des pays les mieux équipés en équipements informatiques pour l’éducation.

Un exemple opérationnel d’un BBCmicro Mod. B est exposé au musée informatique Computarium LCD fondé par Francis Massen.

 

Commission Technologies Nouvelles et Informatique

Au printemps 1981, le Ministère de l’Education Nationale créa une commission appelée Commission Technologies Nouvelles et Informatique en charge de définir une politique informatique scolaire cohérente. Cette commission était composée d’experts du monde industriel et bancaire (Edmond Toussing, directeur du Centre Informatique de l’Etat, Norbert Rischette, directeur de Sterialux, M. Zangerlé, ingénieur de Goodyear, Paul Wolff, directeur de la Banque Générale) ainsi que des enseignants ayant acquis une expérience en informatique scolaire (Jean-Claude Asselborn, Aly Casel, Nicolas Feiereisen, Jos Lahr, Francis Massen). Il n’y avait pas de femme dans la Commission.

Les membres non-enseignants de la commission favorisaient l’installation d’un ordinateur centralisé dans un bâtiment de la capitale, les élèves devant être transportés par bus vers ce centre. Les enseignants considéraient cette solution comme aberrante.

La commission accomplit sa tâche correctement et, après de longues discussions concernant les avantages et déboires d’une solution centralisée, elle proposait unaniment un équipement propre pour chaque lycée. Dans la suite une soumission a été lancée pour acquérir des ordinateurs personnels.

Partenariat P&T – SNT

rtl.lu novembre 2009

1. Rei, v.r.n.l.: Marcel Gross (Generaldirekter, P&T), Rolf Tarrach (Rektor, Universitéit), Björn Ottersten (Direktor SnT, Universitéit). 2. Rei, v.r.n.l.: Marco Barnig (Member vum Direktiounskomite vun der Telekomsdivisioun, P&T), Thomas Engel, stellv. SnT-Direktor, Universitéit); Kate Yeadon (Project Manager Telekom, P&T), Dominique Vautrot (Rechtsberoderin, P&T); Jean-Marie Spaus (Direkter vun der Telekomsdivisioun, P&T).

D’Post schafft mat dem “Interdisciplinary Center for Security, Reliability and Trust” (SnT) vun der Uni Lëtzebuerg zesummen, fir am Beräich vun den neien Technologien ze fuerschen.

De 6ten November 2009 gouf e Partenariat ënnerschriwwen; et geet dobäi an der Haaptsaach ëm nei Projeten wat den Internet an d’Automobilsbranche betrëfft, d’Kommunikatioun vu Maschinn zu Maschinn, Logistik an nohalteg Entwécklung.

D’Post stellt den Know-How an d’Ressourcen zu Verfügung fir zesumme mat de Fuerscher an Doktoranden vun dem SnT de Fuerschungsprogramm op d’Been ze stellen.

D’Post gesäit doranner eng Méiglechkeet, hir Strategie kënnen ze diversifizéieren.

Colloque Télématique

Un grand colloque intitulé « La télématique, une chance pour une éducation et une communication interculturelles » qui avait pour but de montrer les utilisations pédagogiques qu’on peut tirer de cet outil, a eu lieu du 26 au 28 mars 1990 à l’Hémicycle, au Centre Européen du Kirchberg. Pilotée par la Commission des Communautés Européennes (CE), cette manifestation avait comme source d’inspiration une idée de l’Association des Professeurs de Français du Grand-Duché de Luxembourg (APFL).

Le colloque fut organisé par la « Task Force Human Resources, Education, Training and Youth » de la CE, le Ministère de l’Education (MEN), le Ministère de la Culture (MAC), l’APFL, le groupe Gateway et le centre EURYCLEE luxembourgeois. Le colloque était patronné par le Ministre d’Etat Jacques Santer, le Ministre des Communications Alex Bodry, l’Ambassadeur de France et le président de la Fédération Internationale des Professeurs de Français.

La séance  a été ouverte par Guy Dockendorf qui était le coordinateur du colloque. Le matin de la première journée était réservé à des exposés concernant les nouvelles technologies dans l’éducation, tandis que  l’après-midi et le deuxième jour se focalisaient sur sept ateliers (workshops) qui se déroulaient en parallèle.

L’atelier 1 présentait les projets RESTENA et WILYTEC. Les animateurs étaient Nico Beckerich, Jean-Paul Hild et Antoine Barthel. Les réseaux Passeport et Videotex étaient le thème du deuxième atelier. L’animateur pour le videotex et les passerelles internationales videotex, développées par P&T Luxembourg, était mon collaborateur Gilbert Schleich

Les ateliers 3 (Minitel), 4 (Vademecum),  5 (Computer Conferencing) et 7 (Utilisation de réseaux pour l’enseignement des langues) se sont déroulés sans participation d’un animateur luxembourgeois. Le sixième atelier était libellé «  Telecom workshop » et s’adressait aux spécialistes techniques. Il était animé par Francis Massen et Marco Barnig.

La dernière journée du colloque était réservée à la présentation des rapports et conclusions des ateliers par les différents animateurs. La séance était présidée par Dominique Portante.

Les participants au colloque ont été invités le premier jour à un dîner officiel au Hennesbau à Niederfeulen, encadré par les Troaterbattien. Une soirée inoubliable offerte par le gouvernement luxembourgeois. La soirée de la deuxième journée était également appréciée par les invités : apéritif et dîner au Lycée Hôtelier à Diekirch, préparé et servi par les élèves du lycée.

Bibliographie