Text processing system for IBM Selectric

Prototype d’un système de traitement de texte

Fin 1977, début 1978, j’ai développé un système de traitement de texte avec une machine à écrire IBM Selectric et un microordinateur Motorola 6800 à l’Institut d’Électronique de l’EPFZ. C’était dans le cadre d’une procédure juridique dans laquelle le directeur de l’Institut était chargé d’une expertise pour évaluer le fonctionnement d’un système de traitement de texte, fabriqué par une petite société suisse pour les besoins d’une Assurance renommée à Bâle. Il s’agissait d’un équipement monstrueux qui n’était pas fiable et difficile à manipuler et dont une centaine a été vendue à l’Assurance.

Comme solution de compromis le fabricant suisse devait remplacer ces équipements par un système plus moderne, plus fiable et plus performant. Les dirigeants de la société avaient demandé le support de l’Institut d’Électronique pour réaliser une interface, basée sur un microprocesseur, pour commander une machine à écrire électrique IBM Selectric, modifiée par eux en ajoutant des contacts et relais sur les leviers mécaniques de la machine.

A l’époque ma candidature pour un poste d’ingénieur auprès de l’Administration des P&T à Luxembourg avait été retenue et je devais quitter l’Institut d’Électronique en mars 1978. Malgré ce fait j’ai été chargé fin 1977 du développement d’un prototype avec le microprocesseur Motorola 6800 qu’on utilisait depuis des années à l’Institut. Le prototype fonctionnait lors de mon départ pour Luxembourg, mais j’ai dû retourner plusieurs fois à Zurich pour faire des modifications et pour corriger des erreurs dans le programme.

Machine à écrire électrique IBM Selectric modifiée

Pour compenser mon solde de congé non pris, ainsi que mes nombreuses heures supplémentaires effectuées, mais non rémunérées, on m’a offert le prototype du système de traitement de texte lors de mon départ. Dans la suite ce système a servi pendant plusieurs années à imprimer de nombreux documents pour les cours que j’ai donnés à l’IST à partir de 1979 et que mon épouse a écrit sur cette machine.

Depuis le début des années 1990 la machine n’était plus en service et je viens de me rendre compte qu’elle nécessite maintenant un nettoyage (huile encrassée) et une révision mécanique.

mécanique de la tête sphérique de la machine à écrire électrique IBM Selectric

Les têtes d’impression peuvent être échangées pour varier la police des caractères.

La machine est équipée d’une cassette avec une bande d’impression et un ruban de correction.

Les circuits électroniques avec la carte du microprocesseur sont installés dans un boîtier bleu. L’interrupteur pour l’alimentation et les connecteurs pour raccorder la machine à écrire et

Les relais fonctionnent avec une alimentation continue de 48 Volt. Le transformateur, les condensateurs et les circuits de cette alimentation sont assez encombrants et se trouvent en bas dans le boîtier.

En haut du boîtier se trouve un micro-ordinateur complet avec le microprocesseur M6800, EPROM’s, RAM, ACIA, PIA etc, assemblés sur une carte électronique. Cet ensemble a été fournie par une firme allemande.

Une deuxième carte électronique, contenant une interface sur mesure avec des entrées et sorties, est fixée au-dessus du microordinateur. Ces cartes ont été fabriquées dans l’atelier de l’Institut d’Électronique. Le présent système contient le prototype de cette carte qui a été assemblée manuellement.

Bibliographie

IBM Textautomat – Anwendung von Mikroprozessoren : Entwicklungsbericht